La classification Vox-Atypi est le classement des différentes familles de police de caractères en grandes familles suivant leurs propres spécificités. Elle est entrée en vigueur dans les années 50 et est toujours utilisée de nos jours.
1 – Les Humanes
Ce sont les tous premiers caractères gravés à la Renaissance d’après des calligraphies italiennes. L’axe des pleins et des déliés est penché vers la gauche notamment pour la transversale du « e » en bas de casse.
Exemple :
2 – Les Garaldes
Le nom « Garaldes » est une contraction des noms du graveur Claude Garamond et de l’éditeur Alde Manuce. La barre transversale du « e » est horizontale tandis que l’axe des pleins et des déliés penche légèrement vers la gauche. La finesse de leurs empattements permet aussi de les reconnaitre.
Exemple :
3 – Les Réales
Les Réales sont beaucoup plus rigoureuses que les deux précédentes familles. Mises en place sous le règne de Louis XIV, elles ont été tracés à la règle et au compas, ce qui leur confère une certaine austérité. La barre transversale du « e » est toujours horizontale. L’axe des pleins et des déliés s’est redressé devenant horizontal. Les empattements sont plus fins que ceux des Garaldes. Une des polices les plus connues en Réale est le Baskerville.
Exemple :
4 – Les Didones
Les Didones sont typique de la fin du 18ème et du 19ème siècle. Cette famille, représentant sérieux et austérité, a été utilisée aussi bien en littérature (de Balzac à Zola) que dans les documents administratifs ou encore dans la presse. Les pleins sont gras, les déliés et les empattements très fins. L’axe des pleins et des déliés reste horizontal. La plus connue de ces polices est le Bodoni.
Exemple :
5 – Les Mécanes
Les Mécanes sont apparues avec la révolution industrielle. Elles offrent peu de contraste entre les pleins et les déliés et sont construites sur des empattements très larges et carrés. On les trouvait surtout dans les publicités et les logos des premières grandes entreprises. Parmi les Mécanes on trouve la Clarendon ou encore la Courrier.
Exemple :
6 – Les Linéales
La caractéristique principale des Linéales est qu’elles sont dénuées d’empattements. De plus, c’est la famille qui compte l’un des plus grand nombre de polices. Les pleins et les déliés sont très faibles voire inexistants. Les plus connues restent l’Helvetica et la Futura.
Exemple :
7 – Les Incises
Les Incises sont inspirées des écritures gravées dans la pierre. Les empattements sont très faibles. Les pleins et les déliés inspirent la rigueur. Elles sont surtout utilisées par de grandes marque de cosmétiques, notamment en majuscule par la « classe » qu’elles dégagent. La plus connue de cette famille est l’Optima, mais on trouve également le Copperlate ou encore le Formata.
Exemple :
8 – Les Scriptes
Les Scriptes sont inspirées de diverses calligraphies. Les caractères ont une nature enlevée et sont liés entre eux. On y trouve la Mistral ou encore la police Palace Script.
Exemple :
9 – Les Fractures
Les Fractures sont appelés à tort « gothiques ». Leur lisibilité est difficile mais les Fractures ont un ancrage historique et géographique très fort. Par exemple, on trouve dans cette famille le Fraktur BT d’où son nom.
Exemple :
10 – Les Manuaires
Les Manuaires sont inspirées des écritures typographiques non liées utilisées avant l’invention de la typographie. Elles rappellent surtout le Moyen-Age, l’Heroïc Fantasy ou encore la tradition celtique.
Exemple :

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